Deuil interdit, Michael Connelly

Publié le par pacocado


L'inspecteur Harry Bosh revient sur le terrain après une retraite écourtée et  est nommé aux affaires non résolues auprès de son ex-partenaire, Kiz Rider. Malgré de sourdes menaces de son ennemi de toujours, John Irving, Bosh est bien décidé à trouver enfin le coupable de l'assassinat de la jeune Becky, 18  ans plus tôt , affaire qu'une nouvelle correspondance ADN vient de remettre sur le devant de la scène. L'affaire va vite se révéler plus délicate et épineuse qu'il n'y paraît.

 J'aime beaucoup les policiers de Michael Connelly, mais peut-être que je  finis par me lasser de ce personnage  qu'est Harry Bosh. Il y a quelque épisodes, il décidait de partir à la retraite, ma foi fort bien méritée. Et voilà que soudainement, on apprend qu'il décide de revenir sur le front, qu'il ne peut pas se passer de ce foutu boulot. Ca sonne un peu comme dans les soap lorsqu'untel qu'on croyait mort est subitement ressuscité par un mauvais tour de passe passe, suite aux réclamations des fans monomaniaques qui menacent de boycotter la série.
Mais bon, passons sur ce qui pourrait être considérer comme un détail.
L'enquête qu'il mène cette fois-ci va le faire plonger dans une affaire vieille de 18 ans et  il va rapidement prendre très à coeur de résoudre cette enquête, même si cela doit le faire marcher sur les plates-bandes des flics de l'époque qui n'ont pu résoudre l'affaire. La question essentielle est de savoir si c'est pas manque de piste ou par volonté délibérée de protéger quelqu'un? Bosh et Rider doivent donc tout reprendre à zéro et remonter des pistes depuis bien longtemps effacées tout en usant de subterfuges  rusés pour attirer le ou les  meurtriers, quitte à prendre des risques inconsidérés car Harry Bosh le sait, Il n'a pas le droit à l'erreur!
De trop  nombreuses personnes attendent au faux pas de sa part pour le virer et se débarasser enfin de lui.

Mais l'enquête n'en reste pas moins palpitante qu'à l'accoutumé, plus poussive, même  à  l'image d'un héros vieillissant serais-je tenté de dire. Bosh pourtant toujours égal à lui-même, évolue moins que dans d'autres opus et l'auteur  nous laisse à peine rentrer dans sa vie, très peu dans sa tête, tant et si bien que ce polar de Connelly est finalement plus conventionnel,
plus  classique que les autres. Un bon policier, mais un Connelly moyen.



Premières Phrases:

"Dans la pratique et le protocole du LAPD,un appel en code 26 est celui qui sucite la réaction le plus rapide - et la plus grande peur dans le coeur qui bat sous le gillet pare-balles. Car c'est un appel dont, souvent, une carrière dépend. Ce 26 est la combinaison du  code 2 d'appel radio qui signifie "réponse immédiate" et du 6 qui désigne l'étage de Parker Center d'où le chef de police donne tous ses ordres. Pareil appel exige l'attention immédiate de tout officier aimant et connaissant comme il faut le poste qu'il occupe.."

Morceaux choisis:

« Il n'avait pas retrouvé son travail depuis une heure que déjà  il s'élançait  sur les traces d'un assassin. Peu importait que le sang ait coulé depuis si longtemops. Un tueur était en liberté  et  Bosh allait s'en occuper. Tel le fils prodigue qui  revient chez lui , il comprit qu'il avait retrouvé sa place. C'était sur les fonts de la seule  Eglise véritable qu'il était à nouveau  baptisé. L'Eglise de la police, des hommes en tenue bleue. Il sut aussi qu'il trouverait son salut dans ceux-là mêmes qui avaiant disparu depuis longtemps,  dans ces bibles poussiéreuses où les morts s'alignaient en colonnes, où chaque page était peuplée de fantôme."
(p.34)
 
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Publié dans Polar

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