La douce empoisonneuse, Arto Paasilinna
Conseillé si vous avez un petit coup de mou....Linnea Ravaska, veuve de feu le Colonel Rainer Ravaska est désormais une vieille femme qui vit dans une petite fermette dans la campagne finlandaise et elle ne demande rien à personne.
Malheureusement pour elle, son neveu,Kake, qu'elle a pratiquement élévé ne l'entend pas de cette oreille et débarque tous les mois chez elle, flanqué de ses deux acolytes pour lui extorquer le montant de sa pension, mettre à sac sa maison et terrorisser son chat. La coupe est pleine lorsque Kake l'oblige à signer son testament et Linnéa décide de prendre les devants: Elle ne veut plus avoir à supporter ces jeunes voyous dangereux et ne veut pas prendre le risque de leur faire le plaisir de la tuer pour hériter de sa maigre fortune. Elle se suicidera donc si il le faut. Le poison semble un excellent moyen de parvenir à ses fins.Mais rien ne va se dérouler comme prévu.
Une petite baisse de moral??? Lisez un Paasilinna et cela vous requinquera de manière stupéfiante: vous l'aurez compris, j'ai ADORE ce livre comme tous ceux de Paasilinna d'ailleurs. Celui-ci réussit l'exploit de faire rire avec des situations à la base particulièrement sinistres et d'une saisissante actualité: le suicide, le sentiment d'insécurité provoqué par le désoeuvrement de jeunes délinquants aussi stupides que cruels, le sida,etc...Il faut certes apprécier l'humour noir pour sourire devant cette réflexion de Kake qui pense très sérieusement que les durées des peines pour crimes de sang devraient être indéxées sur le nombre d'années de vie qu'il reste à la victime ou encore pour applaudir au récit de ce que deviendra le corps d'un des personnages, avalé par une anguille qui elle-même sera pêché par un marin.
Mais tout-ceci est traité d'une manière si burlesque et cocasse, son écriture est si légère que la lecture de "La douce empoisonneuse" en devient jubilatoire.
Premières phrases:
Une avenante petite vieille dans un paisible décor champêtre, quel aimable tableau.
Dans le jardin d'une maisonnette rouge, une frèle grand-mère s'affairait, un arrosoir jaune à la main, aspergeant d'eau sa bordure de violettes. Des hirondelles tournoyaient en gazouillant, haut dans le ciel limpide, des abeilles boudronnaient , dans l'herbe somnolait un chat paresseux.
Morceau choisi :
-La finlande était un état polcier. L'action sociale y était digne du Moyen-äge.
Selon Pertti Lahtela, la responsabilmité de cette triste situation incombait aux hommes politiques, et en particulier aux communistes. C'étaient eux qu étaient au pouvoir quand ces misérables lois avaient été votées .Or les cocos appartenaient à la classe ouvrière, et tout le monde savait quelles maigres paies touchainet les prolos. N'ayany aucune idéee de ce qu'étaient un rvenu correct, ils avaient fixé les pesnsions au niveau de leur salaire. C'était pouyr cette raison que lui-même votait toujorus à droite.
Kauko Nyssönen répliqua que Pera ne comprenait rien à la politique. Lui en était venu à la conclusion qu'il ne servait à rien de voter. La vraie dissidence était là! Il fallait isoler les soi-disant représentants du peuple, les laisser seuls entre eux. Il n'y aurait de révolution en Finlande que si tous ceux qui avaient le droit de vote refusaient de s'en servir. Si aucun candidat n'obtenait de voix, on ne pourrait pas réunir le parlement, puisqu'il n'y aurait pas d'élus. Et un pays sans parlement ne pouvait pas non plus avoir de lois. Ca, c'était un bel objectif!
(P.76) , Editions Denoël, 2001.
Une avenante petite vieille dans un paisible décor champêtre, quel aimable tableau.
Dans le jardin d'une maisonnette rouge, une frèle grand-mère s'affairait, un arrosoir jaune à la main, aspergeant d'eau sa bordure de violettes. Des hirondelles tournoyaient en gazouillant, haut dans le ciel limpide, des abeilles boudronnaient , dans l'herbe somnolait un chat paresseux.
Morceau choisi :
-La finlande était un état polcier. L'action sociale y était digne du Moyen-äge.
Selon Pertti Lahtela, la responsabilmité de cette triste situation incombait aux hommes politiques, et en particulier aux communistes. C'étaient eux qu étaient au pouvoir quand ces misérables lois avaient été votées .Or les cocos appartenaient à la classe ouvrière, et tout le monde savait quelles maigres paies touchainet les prolos. N'ayany aucune idéee de ce qu'étaient un rvenu correct, ils avaient fixé les pesnsions au niveau de leur salaire. C'était pouyr cette raison que lui-même votait toujorus à droite.
Kauko Nyssönen répliqua que Pera ne comprenait rien à la politique. Lui en était venu à la conclusion qu'il ne servait à rien de voter. La vraie dissidence était là! Il fallait isoler les soi-disant représentants du peuple, les laisser seuls entre eux. Il n'y aurait de révolution en Finlande que si tous ceux qui avaient le droit de vote refusaient de s'en servir. Si aucun candidat n'obtenait de voix, on ne pourrait pas réunir le parlement, puisqu'il n'y aurait pas d'élus. Et un pays sans parlement ne pouvait pas non plus avoir de lois. Ca, c'était un bel objectif!
(P.76) , Editions Denoël, 2001.
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