Plus fort que le roc, Aron Ralston

Publié le par pacocado

 

Plus fort qu'un roc

 

Conseillé à ceux qui qui désirent  apprendre les rudiments pour se couper le bras, on sait jamais, ça peut toujours servir....


Aron est un jeune homme de 27 ans aventureux. Un jour, il décide de faire une excursion Blue John Canyon, dans l'Utah et ne prévient personne de sa destination. Dans son petit sac à dos, il n’emporte que l’essentiel  : un baudrier, une corde de rappel, des sangles et cinq mousquetons, deux barres énergétiques et 4 litres d'eau, ainsi  une pince multifonctions, une lampe frontale, un baladeur et une petite caméra. Il rencontre au détour du canyon  2 jeunes femmes avec qui il fait un bout de route,  puis décide de continuer seul. Quelques heures  plus tard, il va regretter sincèrement ne pas être rentré avec elles, car le voilà prisonnier dans un goulet, son bras droit écrasé par un rocher de 5OO kilos. Et il nous raconte ses 6 jours interminables d’angoisse, de douleur mais aussi d'espoir: Comment il va vite se rendre compte qu’il sera sans doute mort avant que n’arrive enfin les secours; comment il va  rationner son eau, puis boire son urine, pour éviter la déshydratation; comment il va envisager petit à petit toutes les possibilité pour s’échapper de cet enfer, en vain; et enfin, comment il en arrive à se couper le bras. Cette partie là du livre lorsqu'il est dans le gouffre est passionnante, parce qu’ Aron Ralston décrit avec minutie toutes ses secondes passées au fond du gouffre, et ne nous cache aucune des étapes par lesquelles il est passé de la peur à la colère, en passant par la résignation et l’espoir. Son récit fait froid dans le dos et nous confronte obligatoirement à la question de savoir si nous aurions eu autant de courage, de force morale qu’Aron dans la même situation. 
 

 Mais entre le récit de cet épisode particulier,  il nous fait mieux cerner qui il est vraiment en nous narrant ses exploits, de sa rencontre inopinée avec un ours à son ensevelissement sous une avalanche en passant par sa quasi noyade dans le colorado. Cette partie là est beaucoup moins intéressante, d’une part parce qu’elle est très technique dans le vocabulaire que ce soit celui de l’alpinisme ou celui des lieux où Aron se rend, et d’autre part  car il en ressort une sorte d’overdose de ces exploits, et on finit par se demander si  Aron n’a finalement pas cherché ce qui lui arrive car malgré les diverses fois où il a réchappé de justesse de la mort, il continue de mener une vie dangereuse. Si au début de sa captivité, il semble se remettre en question et regrette amèrement de mettre autant sa vie en danger, et par là-même d’attrister ses proches, il finit cependant par nous avouer que c’est son mode de vie, et qu’il est heureux comme ça et que ces mises en danger le transcendent. D’ailleurs, Aron Ralston continue de prendre des risques  car sa passion de l'aventure n’est pas morte avec son bras et  il  veut gravir le top 50 des sommets américains (un par Etat) en 50 jours.

 


Publicité

Publié dans Autres

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article