la bonté même , Elisabeth Taylor

Publié le par pacocado

"Elle est blonde, douce et paisible, aussi radieuse qu'une Vénus de Botticelli. C'est FLora, cumulant les privilèges de la beauté et les insidieusews vertus de la bonté, elle ensorcèle son entourage.De l'avis général,comme à ses propres yeux, Flora est "la bonté même".
Son mari, sa mère, ses amis et ses proches subissent docilemnt la tyrannie qu'elle exerce à bas bruit , sur fond de gentillesseet d'altruisme. Autour de FLora, ELisabeth Taylor nous révèle une galerie de personnages qui ont tous en commun d'être plutôt fragiles, un peu malheureux, un brin excentriques , et qui imposent leur vérité . A terme, pourtant, la facade se lézardera, et le sortilège rompu, un autre visage de FLora se dessinera sur fond cette fois de cécité affective."

Voici le résumé de la quatrième de couverture et je vous le livre car c'est sans doute ce résumé qui a fait que je n'ai pas trop aimé ce bouquin.  Comme ça, de primes abords, je me dis, "chouette, un livre qui parle d'une peste qui trompe son monde". ...Et bien pas du tout, ce roman  parle d'une jeune fille au coeur effectivement si plein de bonté, qu'elle en devient  niaise et qui veut  tant faire le bien autour d'elle qu'elle en finit par obtenir les effets inverses.
Bon, passons sur ce malentendu. Le problème est qu'il se passe bien peu de choses tout au long de ces 265 pages, si ce n'est quelques tranches de vie peu intéressantes et destinées à illustrer  la fin sans intérêt aucun.

Je modèrerais cependant mes propos en concédant qu'il s'agit d'un portrait bien vu des femmes dans la société anglaise des années 50-60 et que les pensées intimes des personnages englués dans leur solitude  que nous livrent Elisabeth Taylor  sont parfois d'un réalisme saisissant, ce qui fait que je suis allée jusqu'au bout du roman.
Mais on le termine avec une désagréable sensation d'inachevé, et de  n'avoir lu qu'une longue introduction.

 


Premières Phrases:

"Le marié n'avait pas encore terminé son discours lorsque la marié s'écarta pour jeter des miettes du gateau de mariage aux colombes par une ouverture de la vaste tente. Elle s'y employait avec une délicate application, et quittant leur abri en bois au-dessus des écuries, d'autres colombe s'approchèrent.Son attitude provoqua un murmure amusé parmi les invités, mais elle n'en eut pas conscience.Son mari trouva cette conduite génante et estima que cela intervenait bien tôt dans leur vie conjugale, mais il nen eut pas conscience non plus"

Morceaux choisis:

« Quand tous furent partis, Mrs Secretan monta dans la chambre de sa fille. Meg l'avait remise en ordre. La robe de mariage déchirée était suspendue dans un placard et le voile, tel un fantôme, gisait sur le lit. Mrs Secretan prit l'enveloppe et l'ouvrit. Tu as été la plus merveilleuse des mères, lut-elle. J'ai eu une enfance magnifique. Il fallait donc considérer que tout était terminé? C'était le genre de propos qu'on attendait d'un mourrant, ou qu'on chuchotait à un agonisant. Si seulement, pensait Mrs Secretan avec nostalgie, si seulement Flora avait écrit: Tu es une mère tellement merveilleuse. C'eut été tellement différent et aurait laissé entendre que j'ai encore une place songea-t-elle.»
(p17)


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