Moi d'abord, Katherine Pancol
Sophie a 20 ans et veut à tout prix rentrer dans le monde des adultes, entrée qu'elle ne conçoit que dans les bras d'un homme. Mais elle va découvrir que la vie n'est pas aussi édulcorée que dans les contes de fée et que se jeter dans les bras du premier homme qui passe ne garantit pas un bonheur sans faille.Bon, autant le dire de suite, j'ai peu aimé ce bouquin qui fut une belle déception. J'avais adoré "Les yeux jaunes du crocodile" et je pensais que j'avais désormais toute une kyrielle de livre de K. Pancol à découvrir. Voilà qui m'a refroidi et me fait nettement moins saliver devant "la valse lente des tortues", son dernier opus.
On pourrait penser qu'on a affaire à un livre sombre, ou en tout cas plein de désillusions et d'amertume avec une héroïne qui marcherait dans les pas de la Jeanne de Maupassant dans "Une Vie". On retrouve plutôt un ersatz d' Emma Bovary nunuche et trop gâtée, exaspérante à force de décrire ses relations à l'aune des orgasmes que lui procurent ses compagnons et à qui on a envie de filer une gigantesque baffe sans trop savoir pourquoi d'ailleurs. Un manque d'empathie total en ce qui me concerne donc.
On retrouve bien quelques jolis passages comme celui de de sa "première fois" , relatée de manière réaliste, ni adoucie, ni dramatisée, mais tout simplement vraie, ou encore le souvenir de ce jeu d'enfant où chacun doit écrire dans le dos de l'autre, davantage jeux de découverte du plaisir que jeux culturel. Mais cela ne suffit pas..... Loin de là!
Premières Phrases:
" Ma première fois. Désormais, je ne serai plus jamais la même. Je pose une pointe de pied dans le monde des adultes. Je quitte l'étreinte chaude et douce de l'enfance, de ma petite famille, toute petite car papa nous a quittés, il y a quelques temps, pour suivre une autre dame."
Morceaux choisis:
« Depuis que je le connais, je sais que c'est avec lui que ça arrivera. Parce qu'il a un air propre, qu'il est beau et qu'à force de le regarder de très près, j'ai envie d'aller plus loin. Et enfin, de tous mes copains de baisers essouflés, il est cleui qui me chérit le plus. Priorité au plus affectueux."
(p.9)
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